Sauvegarde des abeilles : 7 gestes pour les protéger

Depuis plus de 10 ans, la filière apicole déclenche l’alarme. Son SOS pour la sauvegarde des abeilles va au-delà d’un souci financier. C’est un enjeu environnemental vital. Si la cause de la disparition des abeilles est multifactorielle, certaines origines peuvent être éliminées. Ainsi, la réduction drastique des pesticides est vivement recommandée par les scientifiques depuis plusieurs années. Cette nécessité avait été bien comprise par l’ancien président américain Barack Obama ainsi que les ex-ministres français Ségolène Royal et Nicolas Hulot. Les gouvernements américains et français avaient alors décidé en 2015 d’établir un grand plan de sauvetage avec une suppression de l’usage des néonicotinoïdes.

Malheureusement, pour répondre à la demande d’un secteur agricole, les pesticides sont de nouveau autorisés en 2020. L’action gouvernementale fait défaut. Mais, saviez-vous que vous avez un pouvoir ? Vous pouvez contribuer à inverser le phénomène en pratiquant 7 gestes pour participer à la sauvegarde des abeilles. Ce sont des pratiques simples et faciles à mettre en œuvre à découvrir ci-après.

1 – S’intéresser à la filière apicole

C’est une très bonne action que d’inscrire votre première étape dans une meilleure connaissance des abeilles. La compréhension de leur monde vous permet d’intervenir plus efficacement pour leur protection.

La découverte d’une miellerie

Beaucoup d’apiculteurs proposent la visite de leur domaine. Vous en trouverez certainement un ou plusieurs dans votre région. Priorisez ceux qui se trouvent au plus proche de chez vous et contactez-les. Ils ouvrent leur porte avec plaisir, car ce sont des passionnés. Les gardiens d’abeilles adorent partager leur savoir et leur amour pour leur élevage. Grâce à leurs explications, vous saurez comment agir pour la protection des pollinisateurs. Vous pourrez finir votre visite en effectuant l’emplette d’un ou plusieurs pots du produit de la miellerie. Vous associez ainsi l’utile à l’agréable : visite éducative, contribution à l’économie locale, achat gourmand et bon pour votre santé.

Une visite à abeilles-idapi.fr

Visitez le site de l’association de défense des abeilles et de l’apiculture. L’institut est installé dans une ferme pédagogique ouverte au public dans la région Midi-Pyrénées. IDAPI œuvre depuis 2008 à la sauvegarde des abeilles avec les actions suivantes :

  • formation de futurs apiculteurs professionnels :
  • initiation apicole pour les particuliers ;
  • assistance auprès des apiculteurs amateurs et professionnels ;
  • sensibilisation à la biodiversité et à l’agriculture pérenne ;
  • éducation à la vie des abeilles ;
  • culture de la lavande ;
  • parrainages des ruches et des cultures par les entreprises et les particuliers.

L’association reçoit le soutien du Fonds Social Européen. IDAPI existe grâce aux ventes de lavande, de miel produit par ses ruches, aux formations dispensées et aux parrainages.

Un parrainage pour la sauvegarde des abeilles

En effectuant un don, vous contribuez à la sauvegarde des abeilles. Le parrainage d’une colonie d’abeilles ou d’une ruche est proposé par des apiculteurs ou des associations. Avec un toit pour une abeille.fr, vous pouvez parrainer de 2 000 à 40 000 abeilles ! Votre geste peut être à l’intention d’un proche en lui offrant le parrainage. En échange de votre don, l’apiculteur transmet au parrain des pots de miel de la récolte annuelle. L’intérêt du parrainage est d’aider les apiculteurs à pouvoir créer des nouvelles colonies d’abeilles. Des associations proposent de parrainer des ruches en bénéficiant d’une déduction fiscale. Dans l’un ou l’autre cas, c’est un engagement win-win et c’est gratifiant de savoir que l’on aide !

2 – Consommer responsable pour protéger les abeilles

Vos habitudes de consommation peuvent contribuer à la sauvegarde des abeilles. En privilégiant les circuits-courts et les modes de production responsable, vous entretenez un équilibre bon pour les abeilles.

Des achats de miel local

Achetez-vous votre pot de miel dans la supérette du quartier ? Halte ! Les miels d’importation ou vendus sans distinction d’apiculteur sont généralement des mélanges avec un taux important de sucres ajoutés. Les pots contiennent très peu de la production de l’abeille. Ils sont frelatés à vos dépens. Prenez plutôt votre panier pour aller sur le marché. Vous y rencontrerez des apiculteurs vendant le miel de leur rucher. Si leur prix vous semble plus élevé qu’au supermarché, leur qualité est largement supérieure. Profitez du choix proposé par les mielleries, les marchés et les boutiques de circuit-court pour consommer du miel local. La traçabilité du produit est garantie et vous aidez les apiculteurs du terroir à continuer à s’occuper des abeilles.

Une consommation bio

La préférence à une consommation de produits issus de la filière bio doit faire partie de vos priorités. Les effets de l’agriculture biologique sur les abeilles ont été étudiés durant 6 ans par des chercheurs du CNRS et de l’INRA de la Rochelle. Ils ont démontré tous les effets bénéfiques de l’application de ce mode de culture sur les pollinisateurs. Les ruchers, entourés de parcelles cultivées biologiquement, présentaient des colonies bien plus importantes que ceux issus d’un environnement d’agriculture traditionnelle. Un rapport de l’ITAB et de l’INRA révèle les nombreux bienfaits apportés par l’agriculture biologique dans le domaine environnemental, humain et social. Consommer bio est souverain pour les abeilles et pour votre santé !

La téléphonie autrement

Les abeilles communiquent entre-elles grâce à des ondes électromagnétiques. Elles subissent depuis plusieurs années une pollution provenant des antennes-relais et des portables. Ce sont des interférences émises par les installations et les matériels qui provoquent des graves dommages dans les colonies : des abeilles en perdition et l’abandon de ruches. De nombreuses études scientifiques mettent en évidence la nuisance mortelle des ondes électromagnétiques émises par la téléphonie. Malgré ces preuves, aucun gouvernement n’a encore pris les mesures nécessaires pour endiguer le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. Vous pouvez ralentir l’émission des ondes électromagnétiques. Repensez votre comportement avec votre portable. Oubliez-le, faites une pause chaque jour. En laissant éteint le téléphone le plus longtemps possible et quotidiennement, les 5 milliards d’usagers dans le monde peuvent massivement aider à la sauvegarde des abeilles.

3 – Modifier le comportement environnemental

Des bonnes pratiques dans votre jardinage aident à la protection des abeilles. Inspirez-vous de l’agriculture bio et de la permaculture. Appliquez des méthodes simples pour modifier votre comportement sur l’environnement et protéger les pollinisateurs.

Une place pour les plantes indigènes

Aimez-vous les pelouses rasées et les bordures bien nettes ? Alors, notre conseil risque de ne pas vous satisfaire. Laissez une place dans votre jardin pour les herbes sauvages ! C’est dans l’intérêt des abeilles. Elles y trouvent des plantes qu’elles adorent. On peut citer : les pâquerettes, la bourrache, le pissenlit et le trèfle. La flore locale est adaptée aux besoins de l’insecte. Ne prêtez pas de goût compliqué aux abeilles. Elles aiment la simplicité et la diversité. Même avec votre balcon vous pouvez compenser la réduction de l’habitat des abeilles. Semez dans une jardinière un mélange de fleurs de prairie, du trèfle blanc ou d’autres plantes sauvages. Cet espace naturel dans le milieu urbain fera le bonheur des abeilles. Faire une place pour les plantes indigènes, c’est un pas dans la biodiversité.

L’abandon des produits phytosanitaires

Le jardinage ne rime pas avec désherbant et engrais chimiques. Fuyez tous ces produits. Ils sont un poison pour tous les êtres vivants de la faune et de la flore. Les méfaits désastreux sur l’environnement par l’usage des phytosanitaires dans l’agriculture traditionnelle ont été prouvés. Les abeilles en payent un lourd tribut. Si vous hésitez, demandez des conseils auprès de petits producteurs bio. Inspirez-vous de la permaculture pour votre jardin. Désherbez à la main et faites votre compost pour fertiliser vos cultures. Votre début en biodiversité avec votre carré d’herbes sauvages va déjà vous permettre de constater des changements favorables sur votre jardin. La présence des abeilles en sera un.

La présence d’une microfaune

En créant votre espace de plantes indigènes, vous ouvrez “une réserve” naturelle à toutes sortes d’insectes. Laissez vivre ces petites bêtes, car elles ont toutes leur utilité. Celles que vous considérez comme nuisibles sont certainement le régal d’une bête que vous appréciez. Les pucerons sont appréciés par les coccinelles. Les mésanges mangent des insectes et des larves. La biodiversité passe par l’acceptation de la présence de toutes les bêtes et insectes. La présence d’une microfaune permet d’entretenir sainement les terrains. Elle travaille le sol au quotidien et élimine des débris. La qualité de la terre s’améliore naturellement. C’est un écosystème bénéfique aux plantes. Vous assurez ainsi chez vous une nourriture fournie pour les abeilles.

4 – Accueillir les abeilles pour les sauver

Vous pouvez organiser un accueil salvateur pour les insectes avec quelques petits aménagements sur votre propriété.

Le point d’eau pour les abeilles

Comme pour les oiseaux, prévoyez un point d’eau pour les abeilles. Utilisez un contenant peu profond et bien large. Posez-y quelques cailloux ou des flotteurs en liège ou en paille. Ils serviront de point d’accroche pour l’insecte et lui éviteront de se noyer. Changez l’eau quotidiennement, car vous éviterez ainsi d’attirer les moustiques. Il est vital pour une abeille de s’alimenter en eau pour plusieurs motifs :

  • dissoudre des réactions internes à son organisme ;
  • thermoréguler la colonie ;
  • diluer la nourriture des larves pour les alimenter ;
  • éviter la déshydratation des couvains.

La consommation saisonnière en eau d’une ruche est d’environ 50 litres. Installez votre point d’eau dès la sortie de l’hiver. Faites-le avant que votre voisin mette en service sa piscine. Les abeilles vont repérer votre point d’eau en premier et ne risqueront pas de se noyer dans le sien.

L’hôtel à insectes

Sur un grand terrain ou dans une petite cour, installez un hôtel à insectes. Vous en trouverez de plusieurs gabarits et déjà montés en vente dans les boutiques de jardinage ou sur Internet. Il ne vous restera que la mise en place. Choisissez un endroit à l’abri des vents dominants. Préférez un emplacement face au soleil du matin et à proximité d’un parterre de fleurs mellifères. Aménagez votre hôtel à insectes 30 cm au-dessus du sol au minimum. Vous avez l’âme bricoleuse ? Fabriquez votre propre refuge à insectes.C’est un assemblage de planchettes, de morceaux de bois perforés, de branchages où pourront se cacher les abeilles et autres petites bêtes. Des tutos en ligne sont accessibles pour les amateurs. Construisez le nichoir avec vos enfants ou petits-enfants. C’est une excellente initiation écologique et un bon moment à partager. L’hôtel à insectes sert d’abri aux abeilles solitaires, bourdons et autres pollinisateurs.

La ruche

Vous possédez un grand jardin ou une propriété de plusieurs hectares. En plus d’un ou plusieurs hôtels à insectes, aménagez un espace pour accueillir une ruche. Choisissez l’endroit le moins fréquenté de votre terrain. La colonie ne doit pas se sentir agressée par des allées et venues. Elle doit être préservée des fortes chaleurs de l’été et du gel de l’hiver. Un point d’eau se trouvera à proximité pour éviter un éloignement trop important des abeilles.

Vous habitez un immeuble dont le toit peut devenir une zone idéale pour installer une ruche ? Contactez un apiculteur professionnel pour recueillir les informations indispensables à votre projet. Tous les éléments en main, discutez-en avec vos voisins et co-propriétaires. Sensibilisez-les à la sauvegarde des abeilles et persuadez-les. Concernant les démarches administratives, contactez la préfecture pour connaître la législation. Votre dossier enfin complet, présentez-le au Syndic ou à l’assemblée des co-propriétaires. La validation de toutes les étapes effectuée, procédez à l’installation de la ruche et élevez les abeilles avec l’aide d’un apiculteur. Ou formez-vous à l’apiculture !

5 – Privilégier les plantes mellifères

Les abeilles ont besoin de plantes mellifères. Il est important de les privilégier et de diversifier les espèces pour pouvoir assurer toute l’année la protection des abeilles.

Les arbres et les haies

Tous les arbres ne présentent pas la capacité de satisfaire les besoins des abeilles. Certaines espèces ont plus de succès auprès des pollinisateurs. Si votre propriété est suffisamment grande pour accueillir plusieurs essences, donnez votre préférence à celles qui attirent les insectes mellifiques. Diversifiez vos plantations en sélectionnant des arbres avec des périodes de floraisons différentes. Vous assurez ainsi une alimentation durant plusieurs mois pour les abeilles. Apportez les mêmes soins à choisir les arbustes composant vos brise-vents ou charmilles. Des kits de haies pour les abeilles sont proposés chez certains horticulteurs. Les arbustes et arbres suivants pourraient trouver une place chez vous :

  • buddleia ;
  • abbelia ;
  • pyracantha ;
  • robinier faux acacia ;
  • lilas ;
  • cerisier ;
  • amandier.

Sans oublier, le châtaignier, l’églantier, le noisetier ou le tilleul qui sont des arbres aux fleurs nectarifères. Évitez les arbres toxiques comme le tilleul argenté ou le mélèze qui cristallise le miellat. Votre horticulteur régional vous donnera des conseils avisés pour réussir vos plantations mellifères.

Des fleurs

Sur votre balcon ou dans votre jardin, faites la part-belle aux plantations de fleurs vivaces. Lancez-vous dans les semis de fleurs annuelles. Prenez le même soin à les choisir que pour les arbres. Leurs floraisons doivent se succéder pour assurer toute l’année une alimentation aux abeilles. Il est possible de nourrir les abeilles en hiver avec les perce-neiges et la rose de Noël. Ce sont des vivaces qui égaieront votre extérieur durant les périodes de froid. Pour couvrir les besoins des abeilles durant les 4 saisons, vous pouvez planter aussi les fleurs suivantes :

  • crocus ;
  • pissenlit ;
  • trèfle blanc ;
  • lavandin ;
  • gentiane jaune ;
  • chardon-marie ;
  • bleuet ;
  • pavot ;
  • arnica des montagnes ;
  • tournesol ;
  • bourrache ;
  • bruyère.

Toutes ces plantes fleurissent à des époques différentes. Ce sont pour la plupart des espèces locales, vivaces et d’un entretien facile.

Les potagers et les plantes aromatiques

Les abeilles aiment les jardins. La floraison de vos plantes potagères les attire mais abstenez-vous de faire de la monoculture. La diversité est une clé pour la sauvegarde des abeilles. Plus votre potager est diversifié, plus les pollinisateurs y sont présents. La période de pollinisation des potagers par les abeilles se situe de mars à octobre. Laissez un carré en jachère pour laisser croître des herbes sauvages. Vous pouvez aussi faire un semis de moutarde blanche pour les abeilles. La plante permettra en plus d’améliorer l’état de la terre. Mélangez des plantes aromatiques à votre carré de légumes. Les butineuses sont très attirées par les fleurs de thym, du romarin, de l’origan et de la menthe. Les aromatiques peuvent s’installer aussi dans des jardinières sur votre terrasse ou votre balcon. En les faisant côtoyer vos crocus ou autres fleurs mellifères, vous enrichissez le garde-manger des abeilles.

6 – Lutter contre les fléaux

L’abeille subit depuis quelques années deux fléaux provenant d’Asie. Ils déciment de nombreuses colonies. Les abeilles se trouvent sans défense et ont besoin de vous.

Le frelon asiatique

Il est arrivé clandestinement depuis quelques années. C’est un prédateur effroyable pour les abeilles. Il n’hésite pas à pénétrer dans les ruches pour se gaver de larves et d’adultes. Dangereux pour les abeilles il l’est tout autant pour l’homme. Pour lutter contre le frelon asiatique n’ayez pas recours aux insecticides. Ces produits ne font pas la différence entre le prédateur et sa victime. Soyez aux aguets sur la présence de frelons asiatiques et de leurs nids. N’hésitez pas à signaler leur présence à votre mairie pour que les nids soient détruits.

Vous pouvez éradiquer les frelons asiatiques sans nuire aux abeilles avec un piège à frelons fait maison. Il vous suffit de deux bouteilles en plastique. Votre appât sera constitué de bière brune, sirop de cassis et du vin blanc. Les abeilles ne viendront pas, car le vin blanc ne les attire pas. Vous pouvez trouver facilement des tutos sur Internet.

Une solution très naturelle est la poule. Ce volatile est vorace. Il n’hésite pas à happer tout ce qui passe à sa portée pour s’en nourrir. Si vous avez un jardin, il peut être intéressant d’investir dans un petit poulailler. L’alimentation de votre volaille est très simple : fruits, légumes, restes du repas, maïs, insectes et frelons asiatiques quand il y en a. En échange, votre poule pond des œufs. Elle apporte de l’engrais à votre terrain et vous débarrasse de vos déchets organiques. C’est une solution pour protéger les abeilles du frelon asiatique.

La varroase et le varroa

C’est une maladie de l’abeille transmise par un parasite de la famille des acariens. Le varroa s’incruste dans les alvéoles et se reproduit de façon démultipliée. Il se nourrit en piquant à mort les abeilles et les larves des futurs bourdons. C’est un fléau qui touche de nombreuses ruches. Plusieurs solutions naturelles sont à l’étude ou déjà en pratique. L’une d’elle concerne l’application d’un traitement de phytothérapie aux abeilles avec du thymol. C’est un composé aromatique extrait du thym ou de l’origan. Son efficacité contre le varroa a été démontré avec un résultat à plus de 96 %. Si le thymol est efficace, il est donc utile de cultiver la plante aromatique chez soi. C’est la façon la plus saine et naturelle pour aider les abeilles à lutter contre ce fléau.

L’ignorance

Ce n’est ni une maladie ni un insecte. Mais elle engendre beaucoup de mal. Ignorer le rôle des insectes mellifiques, c’est fermer les yeux sur la sauvegarde des abeilles. Comment peut-on méconnaître l’importance des pollinisateurs dans notre monde ? Par obstination ou par aveuglement. Vos connaissances peuvent profiter aux autres. Partagez-les largement. Un outil formidable est en votre possession. Il permet de relier les humains entre eux et partout dans le monde : c’est Internet. Il vous aide à transmettre facilement vos messages. Expliquez-leur votre démarche pour qu’ils prennent conscience de l’importance de leur action.

7 – S’engager

En luttant contre l’ignorance, vous agissez pour la sauvegarde des abeilles. Vos actions peuvent être plus engagées pour réveiller les consciences.

Les pétitions

Plusieurs pétitions sont mises en ligne sur des thèmes différents. Leur objectif est d’alerter la population et de recueillir un maximum de signataires. Une liste comportant un nombre impressionnant d’adhérent peut sensibiliser un gouvernement et le faire infléchir. Cette démarche a déjà été effectuée pour la sauvegarde des abeilles. Avec plus ou moins du succès, car en 2020, nous voyons le retour de produits controversés. “Sur le métier, 100 fois, tu remettras” – Nicolas Boileau. Tant que les abeilles ne sont pas totalement sauvées, de nouvelles pétitions peuvent être lancées. Vous pouvez en déclencher une sur une des plateformes spécialisées comme change.org, Avaaz ou mesopinions.com. Il vous suffit d’indiquer clairement vos objectifs, quel est le destinataire de la pétition, que lui demandez-vous de faire.

L’interpellation du député

Vous estimez que la protection des abeilles est une nécessité publique ? Établissez un dossier complet sur la question et contactez votre député de circonscription. C’est votre interlocuteur principal pour plaider votre cause à l’Assemblée nationale. L’élu est sensible aux demandes des électeurs et il possède une influence locale importante. Vous pouvez l’interpeller par courrier, pour un rendez-vous, par téléphone ou par mail. Soyez précis : vos questions doivent être claires ainsi que les recommandations. Si vous lui écrivez, ne remplissez que 2 pages au maximum. Restez courtois et faites disparaître les fautes d’orthographe ! Les députés sont des législateurs. Ils peuvent accélérer la mise en œuvre d’actions pour la sauvegarde des abeilles.

La sensibilisation

Mieux connaître les abeilles, c’est comprendre les enjeux de leur sauvegarde. La lutte pour leur protection passe par une sensibilisation de la population. Les conférences, les vidéos et les flyers sont des moyens de communications pour atteindre un large public. Faire une campagne de sensibilisation nécessite de bien connaître son sujet. L’appui d’un professionnel de l’apiculture dans votre démarche peut s’avérer utile. L’UNAF a lancé en 2005 son programme de sensibilisation « Abeille, Sentinelle de l’environnement® ». Depuis, il réalise des campagnes pour attirer l’attention du public. Des rencontres avec les apiculteurs sont proposées ainsi que des expositions. La sauvegarde des abeilles passe par des gestes simples qui les protégeront. Relayez votre cause autour de vous pour que votre démarche trouve un écho. Imaginez votre démarche personnelle reproduite par 7 milliards d’humains.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *